Khaddam crée un comité pour soutenir la révolution syrienne.

publisher: الجزيرة

AUTHOR: عبد الله بن عالي-باريس

Publishing date: 2011-11-06

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La réunion inaugurale du Comité National de Soutien à la Révolution Syrienne, dirigé par l’ancien Vice-Président syrien Abdel Halim Khaddam, a commencé samedi à Paris. Les participants à la réunion ont critiqué ce qu’ils percevaient comme la position politique vague du Conseil National Syrien et son refus d’engager un dialogue avec les autorités de Damas.

Lors de la session d’ouverture de cette réunion de trois jours, les participants ont appelé au renversement du régime du Président syrien Bashar al-Assad par tous les moyens disponibles, y compris la mobilisation de l’Armée Nationale Syrienne et une intervention militaire extérieure.

Abdel Halim Khaddam a déclaré que l’Autorité Nationale de Soutien à l’Opposition Syrienne, composée de 61 membres, vise à unir toutes les forces politiques et acteurs syriens qui s’efforcent de renverser le régime de Damas. L’objectif du comité est de rassembler un soutien financier, politique et diplomatique pour la révolution syrienne.

En réponse à une question d’Al-Jazeera Net, Khaddam, qui a fait défection du régime fin 2005, a critiqué les partis fondateurs du Conseil National Syrien, les accusant d’adopter une « politique discriminatoire et une approche d’exclusion » envers des factions importantes au sein de l’opposition syrienne. Il a ajouté que les fondateurs du conseil avaient l’intention d’exercer un contrôle en déterminant sa taille et sa composition.

Le politicien syrien a révélé qu’il n’a pas encore pris contact avec les dirigeants du Conseil National, mais n’a pas exclu des discussions futures avec eux. Il a souligné que son comité collaborera avec tous les acteurs syriens cherchant à renverser le régime sans exception.

Concernant l’intervention extérieure, Khaddam l’a jugée nécessaire pour renverser le régime, y compris une éventuelle implication de personnel militaire syrien ou une intervention militaire internationale.

Le leader de l’opposition syrienne basé à Paris a expliqué sa position sur les forces étrangères, déclarant que le régime autoritaire n’est pas national et qu’il est plus oppressif et sévère que toute occupation étrangère de l’histoire ou de la région.

Khaddam a vivement condamné le soutien de l’Iran aux autorités de Damas, le qualifiant d’alliance entre Téhéran, le régime syrien et ses alliés régionaux.

Il a lancé un appel à la communauté alaouite, dont est issue la famille Assad, et a exhorté ce qu’il a appelé les « gens rationnels » au sein de la communauté à parler des événements en Syrie. Il estimait que leur silence les impliquait dans le cercle du régime et les rendait responsables de ses crimes.

Khaddam a précisé que la révolution n’est pas dirigée contre la secte alaouite mais contre le régime « tyrannique et corrompu ». Il a souligné que la révolution n’abritera pas la haine ni ne cherchera la vengeance, mais tiendra pour responsables toutes les personnes impliquées dans les crimes du régime, quelles que soient leurs affiliations.

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