La Syrie aurait progressé dans la médiation pour la paix dans le Golfe.

publisher: The Washington post

AUTHOR: Charles P. Wallace

Publishing date: 1988-01-08

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Deux médiateurs syriens ont rencontré le dirigeant de l’État du Golfe persique de Bahreïn aujourd’hui, au milieu de rumeurs non confirmées selon lesquelles ils auraient persuadé l’Iran de reporter une offensive contre l’Irak et préparaient le terrain pour une réunion visant à réconcilier Téhéran avec les États arabes du Golfe.

La spéculation sur une possible percée dans la guerre vieille de 7 ans entre l’Iran et l’Irak circule dans la région depuis plusieurs jours, alimentée par la dernière mission de paix impliquant le vice-président syrien Abdul Halim Khaddam et le ministre des Affaires étrangères Farouk Charaa.

Les deux hommes, qui ont déjà visité le Koweït, Oman et le Qatar, tentent apparemment d’organiser une conférence entre l’Iran et le Conseil de coopération du Golfe, composé de l’Arabie saoudite, d’Oman, des Émirats arabes unis, du Koweït, du Qatar et de Bahreïn.

L’agence de presse officielle de Bahreïn a déclaré qu’ils avaient rencontré le dirigeant de Bahreïn, le cheikh Isa Bin Sulman Khalifa, et lui avaient remis un message du président syrien Hafez Assad. Ils devaient se rendre ensuite aux Émirats arabes unis.

Le journal officiel koweïtien Arab Times a déclaré hier qu’un « sentiment d’optimisme prévaut au Koweït quant à des progrès tangibles vers la fin de la guerre du Golfe. »

Louis Fares, un journaliste syrien qui a été utilisé dans le passé par le gouvernement de Damas pour faire fuiter des informations, a été largement cité aujourd’hui en disant que l’effort de médiation syrien avait persuadé l’Iran de reporter une offensive prévue contre la ville irakienne de Basra, du moins pour le moment. Fares a déclaré que l’Iran avait également accepté de cesser les attaques contre le Koweït, ainsi que contre les navires civils dans le golfe.

En retour, l’Irak, sous la pression de l’Arabie saoudite, aurait accepté de cesser les attaques contre les navires iraniens.

Fares a ajouté que Khaddam, un proche conseiller d’Assad, et Charaa, qui avait fait la navette entre l’Iran et l’Arabie saoudite le mois dernier, tentaient désormais d’organiser une réunion entre les membres du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran. Si cette information est correcte, l’Iran reporterait une importante offensive terrestre à la période de l’année où le terrain autour de Basra est considéré comme étant dans les meilleures conditions possibles pour une opération de grande envergure.

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